Les centres d’affaires


Bonne nouvelle pour les voyageurs fréquents : il n’y a pas que dans les quartiers d’affaires que l’on trouve des centres d’affaires. Le point sur l’évolution et les perspectives du secteur avec Frédéric Bleuse, directeur France du leader mondial Regus.


Qu’est-ce qui a changé au cours des dernières années dans l’offre des centres d’affaires ?

Les centres d’affaires
L’occupation de l’espace, tout d’abord. Les espaces privatifs sont de moins en moins nombreux et les espaces collectifs prennent de l’ampleur. La pratique du co-working accentue le phénomène, en réunissant dans un même espace 15 à 20 postes de travail utilisés par des sociétés distinctes. L’autre grand changement, c’est l’ouverture vis-à-vis des travailleurs nomades ou non-sédentaires, à qui l’on propose désormais des espaces de bureaux complètement flexibles, consommables on demand, avec l’accès à un réseau mondial.

Ce changement de clientèle induit-il un changement de lieux d’implantation ?

Jusqu’à présent, les centres d’affaires ont toujours privilégié les grands pôles business tertiaires, qui ont fait leur preuve au niveau rentabilité. Mais aujourd’hui, on anticipe et on cherche de nouvelles logiques d’implantation pour cette clientèle de passage qui vient consommer un espace de bureau comme on consomme un film sur sa télévision. Cela passe notamment par notre arrivée dans les gares, où nous allons ouvrir six sites en France, le premier au Mans en juillet. C’est aussi la logique de l’ouverture de notre site pilote à la station Shell de Limours-Janvry : proposer un endroit où vous pouvez passer un coup de fil important, envoyer un colis, imprimer un mail et boire un café, le tout dans un environnement de travail et pas à la machine à café de la station-service. Enfin, l’autre voie de développement pour un futur proche, c’est d’aller s’installer à proximité du lieu de résidence des salariés pour leur éviter des trajets pendulaires qui ne sont pas forcément nécessaires tous les jours.

Vous envisagez d’augmenter votre réseau de 75% sur trois ans. Où va se faire ce développement ?

Grosso modo, on a 1200 sites aujourd’hui et nous comptons passer à 2000 d’ici la fin 2014. Toutes les zones sont impactées, bien sûr, mais il y a un effort important sur l’Afrique. Nous ouvrons en Côte d’Ivoire, en Zambie, à Madagascar et nous avons d’autres projets en 2012. Il y a aussi pas mal de projets dans les ex-républiques soviétiques et, bien sûr, en Chine et en Inde.

Article extrait de La Lettre de l'AFTM n° 3 - Février 2012. Télécharger la lettre dans son intégralité :

http://www.aftm.fr/docs/newsletter_01_12_9.pdf http://www.aftm.fr/docs/newsletter_01_12_9.pdf