Estimer, compter, recompter, surveiller et gérer : notre quotidien ressemble depuis dix-huit mois à celui des apothicaires, il faut bien le reconnaître. Il nous faut tenter de réduire les budgets sans trop dégrader les conditions de déplacement des collaborateurs de l’entreprise, tout en répondant aux besoins d’économie exprimés par nos directions. Dans cet exercice, nous sommes «secondés» par nos fournisseurs qui, disons-le, font eux aussi des efforts pour rester les partenaires privilégiés de l’entreprise. Et nous, clients, leur transmettons un peu de notre pression. Depuis un an, et avec plus d’insistance en fin 2009, la tendance est à ce qu’ils nous transmettent la leur. On voit ainsi certaines compagnies aériennes nous imposer un pré-requis à toute négociation : la communication de statistiques aux fins d’une lecture plus précise de nos parts de marché. La démarche est pour le moins cavalière.
Par ailleurs, si les prix baissent - officiellement- le morcellement des classes de réservation génère une réelle opacité sur les places disponibles aux «prix d’appels». Cette opacité n’encourage pas le voyageur à respecter les règles de politique voyage et d’achat des entreprises, surtout lorsqu’il utilise un outil « online ». Sans compter que l’intégration de ces nouvelles donnes dans les outils de réservations en ligne induit une surcharge de travail et/ou un surcoût liés au paramétrage ou à des développements spécifiques, là encore à la charge des entreprises.
Ce qui est présenté comme une avancée n’est donc pas forcément perçu comme telle par les Travel Managers et les acheteurs du domaine ! Ce « progrès » ne serait-il pas au final contre-productif en incitant les entreprises à lâcher le frein du «billet au meilleur prix», notamment pour toutes celles qui se sont dotées d’un « Self Booking Tool » ? Trop de "parts de marchés" imposées par les leaders ne vont-elles pas favoriser au final l'achat « best buy » et les compagnies challengers ?
Ne serait-il pas plus profitable de cultiver, en amont, un dialogue plus construit entre les fournisseurs de transport et leurs clients ? L’anticipation de l’échange et la simplicité entre le fournisseur et le client ne sont- ils pas des gages de réussite ? Je note que la SNCF œuvre depuis quelques mois en ce sens avec l’AFTM, et cette nouvelle approche est très appréciée.
Rappelons-le tout net : un bon contrat, c’est lorsque les deux partenaires sont satisfaits. Encore faut-il utiliser les meilleures pistes qui conduisent à ce résultat, il y a sans doute encore à faire…
Michel Dieleman
Par ailleurs, si les prix baissent - officiellement- le morcellement des classes de réservation génère une réelle opacité sur les places disponibles aux «prix d’appels». Cette opacité n’encourage pas le voyageur à respecter les règles de politique voyage et d’achat des entreprises, surtout lorsqu’il utilise un outil « online ». Sans compter que l’intégration de ces nouvelles donnes dans les outils de réservations en ligne induit une surcharge de travail et/ou un surcoût liés au paramétrage ou à des développements spécifiques, là encore à la charge des entreprises.
Ce qui est présenté comme une avancée n’est donc pas forcément perçu comme telle par les Travel Managers et les acheteurs du domaine ! Ce « progrès » ne serait-il pas au final contre-productif en incitant les entreprises à lâcher le frein du «billet au meilleur prix», notamment pour toutes celles qui se sont dotées d’un « Self Booking Tool » ? Trop de "parts de marchés" imposées par les leaders ne vont-elles pas favoriser au final l'achat « best buy » et les compagnies challengers ?
Ne serait-il pas plus profitable de cultiver, en amont, un dialogue plus construit entre les fournisseurs de transport et leurs clients ? L’anticipation de l’échange et la simplicité entre le fournisseur et le client ne sont- ils pas des gages de réussite ? Je note que la SNCF œuvre depuis quelques mois en ce sens avec l’AFTM, et cette nouvelle approche est très appréciée.
Rappelons-le tout net : un bon contrat, c’est lorsque les deux partenaires sont satisfaits. Encore faut-il utiliser les meilleures pistes qui conduisent à ce résultat, il y a sans doute encore à faire…
Michel Dieleman























