bloc-notes Quand la sécurité change les événements

Uniceo a publié une étude sur « la sécurité des événements dans le nouveau contexte de crise », à partir d’une enquête que l’AFTM -entre autres- a relayé auprès de ses adhérents. « Cette étude analyse les politiques en matière de sécurité en vigueur dans les entreprises, associations et institutions, l’impact des attentats sur les événements notamment dans le choix des destinations et les mesures mises en place pour faire face à cette nouvelle situation » précise en préambule une étude menée auprès d’un large panel de donneurs d’ordre événementiels (responsables achats, marketing, communication, logistique…).
Premier enseignement, le souci sécuritaire s’est bel et bien incrusté avec son rouge clignotant dans la tête des décideurs : « on constate une franche évolution de l’importance du facteur sécurité par rapport aux résultats d’avant les attentats: la somme des entreprises qui la considèrent “vitale ou très importante” passe d’environ 45% à près de 85% aujourd’hui ». Conséquence logique : plus de la moitié des personnes interrogées reconnaissent désormais faire preuve de « plus de réflexion avant décision » mais aussi « éviter certains pays » (Turquie, Tunisie, Ukraine, Moyen-Orient en tête de liste). Mais s’il change de visage, le paysage événementiel n’est pas pour autant dévasté : « on constate que l’impact sur les budgets et la participation est relativement faible en rapport avec la magnitude des faits. Les annulations sont également marginales et plus centrées sur les participants que sur les événements eux-mêmes » conclue une étude qui permet également de constater qu’il reste de la pédagogie à entreprendre sur la sécurité des voyages. On retiendra notamment que plus de 46% des personnes interrogées reconnaissent que leur entreprise n’a pas encore « défini des règles qui lui sont propres en matière de sécurité pour les événements et voyages d’affaires » et que ces règles ne sont intégrées dans les outils de réservation que dans 15% des cas…

Consulter l’étude Uniceo

ACTE et American Express GBT à la recherche du voyageur moderne

« Meet the modern business traveller » : c’est l’invitation lancée par ACTE et American Express GBT dans une nouvelle étude menée auprès de plus de 250 travel managers à travers le monde.
L’enseignement principal : « les voyageurs d’aujourd’hui sont plus particulièrement préoccupés par la recherche du meilleur moyen de concilier le voyage d’affaires avec le reste de leur vie ». 48% des travel managers interrogés ont constaté une augmentation des requêtes de voyageurs liées à l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle et 42% une augmentation des demandes pour des voyages combinant loisirs et affaires. Des tendances plus marquées encore dans les entreprises ou la tranche d’âge majoritaire des voyageurs est de 20 à 30 ans. Côté outils et nouveaux fournisseurs, pas de surprise : sur les trois dernières années, nos travel managers observent à 79% une progression de l’usage des applications de transport au sol, à 49% une progression de l’utilisation des compagnies low cost et à 40% une hausse du recours à l’hébergement alternatif.
L’étude se conclue par une série de conseils délivrés par Amex et ACTE pour traiter au mieux le « nouveau voyageur d’affaires » : « aligner objectifs et KPI », « clarifier la position de l’entreprise sur les acteurs collaboratifs », « être présent là ou vos voyageurs ont le plus besoin de vous », « tirer profit de la donnée de vos voyageurs », « expérimenter avec de nouvelles initiatives centrées sur le voyageur ». Tout un programme…


Amadeus : un Livre Blanc sur la gestion des notes de frais

« Comment mettre en place un outil de gestion des déplacements et des frais professionnels ? Comment impliquer les équipes concernées et développer l’adoption ? » : voilà les deux questions mises en exergue par Amadeus pour son nouveau Livre Blanc intitulé « De la stratégie au déploiement ». Après une introduction qui permet de mesurer les dérives dues à une mauvaise gestion des notes de frais, Amadeus délivre « le b.a.-ba d’une bonne gestion de projet » ainsi que quelques clés pour la conduite du changement. Un Livre Blanc facile et rapide à lire (16 pages), agrémenté de plusieurs « avis d’experts », parmi lesquels ceux de l’AFTM, en la personne de Michel Dieleman.


Du monde à prévoir dans les aéroports

D’ici vingt ans, le trafic aérien mondial devrait quasiment doubler : c’est en tout cas ce qu’annonce l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), qui prévoit que le nombre de passagers devrait passer de 3,8 milliards en 2016 à 7,2 milliards en 2035. On ne s’étonnera de voir la zone Asie-Pacifique mener cette croissance folle : « la Chine devrait remplacer les Etats-Unis comme premier marché aérien mondial aux alentours de 2024 (….) et l’Inde devrait s’installer à la troisième place en 2025 » prédit l’IATA, même si les pays où le taux de croissance du trafic sera la plus forte au cours des vingt prochaines années se situent tous en Afrique : Sierra Leone, Guinée, République Centrafricaine, Bénin, Mali, Rwanda, Togo, Ouganda, Zambie et Madagascar.
L’Europe, quant à elle, est le continent où le taux de croissance de trafic sera le plus faible : 2,5% par an. Ce qui devrait quand même, à terme, apporter 570 millions de passagers annuels supplémentaires d’ici 2035…


⊕ L’hôtel capsule débarque en France

Les aéroports, justement, restons-y avec l’ouverture très attendue du premier hôtel capsule en France : le YotelAir de Roissy, installé depuis début novembre dans la nouvelle zone de transit du Terminal 2E (« Instant Paris »). Au menu de ce concept bien connu du côté du Japon mais beaucoup plus rare sous nos latitudes : des petites cabines de 7 à 10 m2 dans lesquelles on peut se reposer pour la nuit mais aussi pour quelques heures seulement (à partir de 59 euros pour quatre heures).  Une certitude : c’est déjà plus confortable que de s’allonger sur un banc entre deux vols…