Et de cinq ! Après les Hauts-de-France, Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Grand-Ouest, l’AFTM crée une cinquième délégation régionale. Rencontre avec Nathalie Laurent, travel manager chez Safran Electrical & Power et nouvelle déléguée régionale Occitanie.

nath♦ Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec les nouvelles régions administratives ; l’Occitanie, qu’est-ce que c’est ?
Nathalie Laurent : Il s’agit de la fusion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Bien entendu, d’un point de vue économique, Toulouse est au centre de cette région mais les limites vont bien au-delà, jusqu’à Pau ou Montpelier, qui est limitrophe avec PACA. D’un point de vue secteurs, l’aéronautique tient évidemment une place importante, de même que la santé, avec les laboratoires Pierre Fabre ou le Cancéropôle Grand Sud-ouest et toutes les petites et moyennes entreprises qui gravitent autour.

♦ Que « pèse » cette région au sein de l’AFTM ?
N. L. : Pour l’instant, j’ai un fichier de 150 adhérents et prospects, ce qui est déjà beaucoup. L’ensemble est assez équilibré, on y retrouve des travel managers mais aussi des acheteurs, des assistantes de direction et une petite partie « étudiants, demandeurs d’emploi ». Pour toutes ces populations, c’est un vrai plus d’avoir la possibilité de se réunir dans la région grâce à la création de cette délégation. Pour quelqu’un qui travaille à Pau, c’est beaucoup plus simple de faire (et de justifier) un déplacement à Toulouse qu’à Paris !

♦ Cette base est-elle amenée à s’élargir ?
N. L. : Oui, j’ai déjà commencé un travail de prospection en ce sens. Il y a un vrai potentiel, par exemple dans le quartier de Labège à Toulouse, où il y a beaucoup de start-ups. Je rencontre déjà un grand nombre de professionnels qui sont intéressés par l’AFTM, et notamment par ses formations. Beaucoup sont en doublon sur deux postes et aimeraient avoir une meilleure reconnaissance de leur partie « travel ».

♦ En termes de déplacements professionnels, quelles sont les problématiques spécifiques à la région Occitanie ?
N. L. : Quel que soit le type d’entreprise ou la taille, il y a une grande problématique commune qui est celle du pré et post-acheminement. Autre sujet de préoccupation commun : l’impression d’un certain monopole d’Air France et d’une grande difficulté à accéder à l’offre de compagnies concurrentes, même si l’aéroport de Toulouse est en plein développement, avec l’arrivée de compagnies assez « agressives » et pas seulement sur des destinations « loisirs ».

♦ Avez-vous déjà des événements inscrits à l’agenda ?
N. L. : Un événement de lancement est déjà prévu pour avril (n.d.r. : le 24), afin de rencontrer les professionnels qui pourraient être intéressés par la création de cette délégation. Ensuite, ce que je souhaiterais faire, c’est un benchmark sur la mise en place d’une politique voyages. Il s’agit encore d’une vraie demande, notamment de la part des PME-PMI. Après, nous prévoyons une réunion en juin sur la politique achats aériens puis une autre, sur les nouvelles tendances du voyage d’affaires.

Un binôme pour Auvergne-Rhône-Alpes

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Jérôme Bonnepart et Amandine Roset

Le travel n’est pas éternel : déléguée AFTM de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Amandine Roset change de poste et s’éloigne de la catégorie des achats voyages. Jérôme Bonnepart, travel manager chez Arkema, est amené à lui succéder.
En attendant le passage de flambeau officiel, les deux Auvergne-rhônalpins animeront en binôme la délégation.