Plus qu’une nouvelle décennie, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre à l’AFTM en 2018 ! Retrouvez la transcription de l’interview du président de l’AFTM lors de la 10ème soirée, le 18 décembre 2017 !

Alors, Président, comment résumer ces 10 dernières années ?

Michel Dieleman : L’AFTM a connu trois phases de développement :

  • La période 2008 – 2011 aura été celle de la naissance et de la croissance
  • Le cycle suivant, de 2012 à 2014, a été celui de la consolidation et surtout, de la professionnalisation de son action et le mûrissement de ses instances.
  • La période qui a suivie et qui se terminera dans quelques jours fut une étape clef de la stratégie de développement de l’AFTM. Cette phase d’expansion, d’ouverture et de régionalisation vient consacrer une représentation nationale et multifonctionnelle du Travel Management en France.

Un 10ème anniversaire, cela signifie quoi pour le président de l’AFTM ?

Michel Dieleman : C’est un marqueur fort, même si l’on peut considérer que 10 ans c’est jeune ou peu. En tout cas, nous n’avons pas ménagé notre peine et si l’AFTM en est là c’est grâce au très gros travail assumé par les administrateurs et le noyau dur de la permanence, nos salariés.

En fait, on n’a pas vu le temps passer !

Quelles sont les composantes de la « recette » AFTM ?

Michel Dieleman : L’addition d’un réel « contenu » avec une vraie dimension humaine est sans doute l’une des clefs majeures de cette réussite.

Aujourd’hui, quel est l’ADN de l’AFTM ?

Michel Dieleman : C’est un triptyque : une expertise, une représentativité et un réseau. Par réseau, j’entends réseau national, régional, international et bien sûr… digital !

Comment l’AFTM aborde-t-elle cette nouvelle décennie ? Quelles sont les mutations à prendre en compte ?

Michel Dieleman :

  • Plus qu’une nouvelle décennie, c’est une nouvelle ère qui s’ouvrira à l’AFTM en 2018.

L’association se donne notamment pour mission d’accompagner et de guider ses adhérents au sein d’une économie globalisée qui a provoquée d’importantes mutations des métiers liés à l’activité des déplacements professionnels.

Ce nouveau cycle a déjà débuté en vérité. Il s’est matérialisé en juin 2017 par la modification de la dénomination de l’AFTM ; celle-ci est en effet devenue l’Association Française du Travel Management et non plus des Travel Managers.

De nouvelles réalités s’imposent aujourd’hui et seront prises en compte :

  • Les directions « mobilité » commencent à jouer un rôle important dans l’élargissement des périmètres de nos métiers, créant des postes à responsabilités transverses dont le travel management n’est pas l’unique activité, la gestion de flotte automobile, l’auto-partage, l’optimisation de l’utilisation des moyens vidéo, visio, la gestion d’une partie de l’événementiel, en sont d’autres.

J’ajoute que la prochaine arrivée du NDC, sans rentrer dans le détail, ce nouveau standard de diffusion va bouleverser le paysage du voyage d’affaires. C’est un chantier dans lequel l’AFTM souhaite vivement être impliquée ; à ce titre elle sera reçue par IATA à Genève le 10 janvier, pour défendre les intérêts des entreprises évidemment.

l’AFTM peut-elle aborder cette nouvelle période dans la même configuration, avec les mêmes outils, avec les mêmes équipes ?

Michel Dieleman : Cette question touche les  enjeux de « demain » de l’AFTM. Je vais m’efforcer d’être le plus transparent possible :

  • Modification de nos institutions avec sans doute une diminution du nombre d’administrateurs pour faciliter les prises de décision,
  • Une suppression possible du Bureau pour faire naître un Conseil d’Administration plus resserré et plus opérationnel,
  • La création d’une instance dont la dénomination est à réfléchir, rassemblant des membres actuels et anciens, des personnalités, des experts qui ont œuvré pour l’association et qui seront les garants de la pérennité et de la dynamique de l’association (une sorte de comité de veille, sans forcément l’étiqueter « haute autorité »…)
  • Vraisemblablement un renforcement de l’équipe permanente

A quelle échéance devront être lancés ces chantiers ?

Michel Dieleman : le plus rapidement possible et l’Assemblée Générale de juin 2018 sera certainement un bon point de départ.