On entend parfois que le rôle du travel manager (TM) s’affaiblit au regard des évolutions technologiques, de la diversité des organisations ou de l’apport des sociétés de conseil.

L’optimisation des budgets consacrés aux déplacements professionnels, la mise en place de procédures et d’une politique de voyages restent des objectifs forts du TM. Il n’en demeure pas moins que d’autres missions importantes lui sont dévolues, elles sont au cœur d’enjeux stratégiques et opérationnels complexes qu’on aurait tort de sous-estimer. A l’évidence, ce métier se doit de composer avec un environnement changeant, en constante évolution.

L’émergence de solutions technologiques novatrices et performantes ne doit pas représenter une crainte pour le TM mais plutôt une opportunité qu’il peut ou doit s’approprier afin de faire comprendre qu’il en est un acteur clef, à même de conduire l’entreprise vers les meilleurs choix, les meilleurs outils.

Son champ d’expertise continue à s’étendre, il inclut de plus en plus des problématiques liées à la mobilité, aux nouveaux comportements des voyageurs, à la sécurité des collaborateurs mais aussi des données, aux alternatives aux déplacements professionnels, à la gestion des flottes automobiles et même au Mice.

Et comment taire ses attributions dans la gestion de l’expense, qui apparaît désormais indispensable pour une gestion globale et maîtrisée ?

Ajoutons que le TM doit travailler en harmonie avec l’acheteur, quand il ne remplit pas lui-même les deux rôles…Une bonne négociation allant de pair avec une bonne application des règles d’achat et de la politique voyage.

C’est un fait, l’aspect pluridisciplinaire de cette profession et l’hétérogénéité des organisations conduisent souvent un fournisseur à évaluer difficilement les réelles responsabilités de son référent TM et, dans certains cas, à en minimiser le rôle.

Le travel manager d’aujourd’hui a donc de nombreux challenges à relever, il est un prescripteur qui influence directement ou indirectement la décision d’achat. Son champ de compétences étant appelé à s’élargir on ne peut même plus s’arrêter à son intitulé de poste, qui évolue déjà mais encore plus à l’avenir vers la qualification de « mobility manager » ou une autre dénomination.

Depuis 10 ans l’AFTM a largement contribué à professionnaliser les TM et acheteurs de ce domaine d’activité, à les conduire vers l’expertise. Elle va poursuivre sa mission en faisant reconnaître, pourquoi pas, par Pôle Emploi et l’Apec les nouvelles caractéristiques du métier de travel manager qui étend son territoire d’opérations.