travel-risk-map-2017Risques voyages : du fantasme à la réalité

International SOS a publié en novembre sa nouvelle « Travel Risk Map ». La publication de cette carte, qui permet de visualiser aisément les principaux risques liés à chaque destination, est accompagnée d’une étude réalisée auprès de 1000 décideurs en matière de gestion des risques voyages et qui permet de constater une nouvelle fois que le thème de la « sécurité » continue de prendre de l’ampleur. Près de la moitié (48%) des personnes interrogées ont constaté une hausse de l’investissement de leur entreprise pour renforcer la sécurité en matière de voyages et 47% pensent qu’il en sera de même dans l’année qui vient. Mais l’étude permet également de vérifier que tous les yeux ne sont pas forcément en face des trous en la matière. Sur le podium des risques, les personnes interrogées placent ainsi la menace terroriste (72%), le virus Zika (49%) et la guerre civile (46%). Or, il s’avère que les pires ennemis des voyageurs sont plutôt la simple gastro et le bête accident de la route… « Des questions comme la fourniture de soins de santé et la sécurité routière, qui représentent plus de 70% des services d’assistance que nous avons fournis au cours de la dernière année, peuvent souvent être occultées par des problèmes plus importants, mais moins probables » note ainsi International SOS.

Indemnisation : la SNCF met le paquet

« La meilleure garantie d’Europe », rien de moins : c’est la nouveauté choc de la SNCF en ce début décembre avec la mise en place de la nouvelle grille de compensation, qui promet aux voyageurs une indemnisation à partir de 30 minutes de retard pour les TGV et les Intercités, et ce quel que soit le motif du retard. Un changement qui a son importance, quand on sait que près d’un tiers de ces retards ne sont pas imputables à la SNCF et n’ouvraient pas droit, jusqu’ici, à compensation. La SNCF se met ainsi en conformité avec la législation européenne et va même au-delà des minimums requis : « les montants de l’indemnisation sont « plus généreux » que ceux imposés par la réglementation européenne : 25 % pour un retard de trente minutes à deux heures, 50 % entre 2 heures et 3 heures et 75 % au-delà. Le texte européen, entré en vigueur en 2009, plafonne la compensation à 50 % à partir de 3 heures de retard » note ainsi le journal Le Monde.

Bleisure : vous n’avez pas fini d’en entendre parler

Booking.com a mené une étude auprès de plus de 12000 voyageurs pour essayer de dénicher les « 8 tendances de voyage qui marqueront 2017 ». On passera sur la recherche de « plaisirs simples », le « repos du corps ou de l’esprit » ou même « l’objectif lune » pour mieux se concentrer sur deux tendances qui intéresseront plus particulièrement les responsables de la gestion des déplacements professionnels. La première (attendue) : l’avènement du tout-mobile, dans la réservation comme dans l’assistance du voyage. « 44 % des voyageurs interrogés utilisent leur smartphone pour réserver leurs vacances en quelques étapes et plus de la moitié d’entre eux (52 %) utiliseront plus d’applications de voyage en 2017 » note Booking.com, qui s’attarde également sur la tendance « bleisure ». Ceux qui pensaient que le terme avait pour vocation de se démoder rapidement en seront pour leurs (notes de) frais : « 49 % des voyageurs d’affaires étendent leur séjour pour mieux découvrir la destination où ils se trouvent alors que 3 voyageurs sur 4 (75 %) ont l’intention d’en faire autant, voire plus, l’année prochaine » relève l’étude de Booking.com. L’occasion ou jamais, pour se mettre à la page, de jeter un œil sur cet excellent blog consacré au sujet et auquel notre bien-aimé délégué général n’est pas tout à fait étranger.

Paris, Londres, Francfort : le triangle d’or ferroviaire

Il n’y a pas que la France qui est centralisée ; l’Europe des affaires est elle aussi bien concentrée… Si l’on en croit l’étude publiée par Concur sur le voyage d’affaires ferroviaire en Europe, les trois places fortes de l’économie du Vieux Continent concentrent à elles seules plus des deux tiers du trafic. « 68 % des trajets d’affaires européens se font en provenance ou à destination de Londres, Paris ou Francfort » note ainsi Concur, qui constate également « 34% d’augmentation des frais de transports ferroviaires effectués en Europe au deuxième trimestre 2016 par rapport à la même période en 2015 ». On ne saurait cependant tirer de conclusions hâtives à partir de ce dernier chiffre, qui peut être aussi bien imputable à une augmentation de la demande ferroviaire, à la hausse des prix du billet ou tout simplement… au succès de la plateforme Concur !