bloc-notesSabre : demain, l’hôtellerie

« Examiner les tendances émergentes d’aujourd’hui afin d’y déceler les désirs des voyageurs de demain » : c’est la tâche (ardue) à laquelle s’est livrée Sabre avec l’aide de TrendWatching dans l’étude « Consumer mega-trends impacting hospitality ». L’étude met en avant six tendances phares qui feront la différence pour le développement des différents concepts hôteliers : le « Youniverse » (règne des goûts et des préférences du client), la capacité à porter une assistance permanente au voyageur, la construction de « marques humaines », l’« Ubitech » (présence exhaustive sur tous les canaux, y compris mobiles), un yield management plus personnalisé encore qu’aujourd’hui (ça promet…) et le « post-demographics consumerism » qui fait fi des distinctions habituellement utilisées par les études consommateurs (sexe, âge…).


Paris Aéroport : du nouveau dans les navettes

Adieu « Cars Air France », bonjour le « Bus direct » : vos voyageurs bénéficient depuis le 12 mai d’une nouvelle solution pour relier les plateformes de Paris Aéroport (le nouveau nom d’ADP) en partenariat avec Keolis. Le changement ne se résume pas à la nouvelle appellation puisque Keolis promet « de nouveaux cars plus confortables, plus d’arrêts dans le cœur de Paris, des tarifs aller-retour très attractifs et de nouveaux services d’accueil et d’information ». On retiendra notamment l’équipement WiFi des nouveaux appareils ainsi que les changements intervenus sur le réseau. « Les dessertes de la gare de Lyon et de la gare Montparnasse, pratiques pour les connexions avec la province, ainsi que les arrêts Champs–Élysées et Porte Maillot sont maintenus. Les nouveautés concernent la desserte de l’ouest de Paris avec la création de 3 arrêts emblématiques en remplacement d’Invalides : Tour Eiffel, Trocadéro et La Motte-Picquet » précise ainsi le site du Bus direct, sur lequel on pourra retrouver toutes les informations complémentaires concernant ce nouveau service.


Ferroviaire : ouverture en vue

Après près de trois ans de négociation, un accord a été trouvé entre négociateurs de la Commission, du Parlement et des Etats membres de l’UE sur le « quatrième paquet ferroviaire européen ». Cet accord ouvre la voie à une ouverture effective à la concurrence sur les marchés nationaux du transport ferroviaire de voyageurs. « En ce qui concerne les services «commerciaux», les nouveaux arrivants pourront exercer leur activité à partir de 2020. À compter de 2023, les autorités compétentes devraient accorder des contrats de service public par appel d’offres ouvert à toutes les entreprises ferroviaires de l’UE, sauf dans des cas particuliers » précise la Commission dans un communiqué publié fin avril. Cette ouverture débouchera-t-elle réellement sur une révolution des offres ? Pas sûr. Car il ne suffit pas d’une autorisation pour venir concurrencer un transporteur national ; il faut aussi beaucoup, beaucoup de moyens… Wait and see, donc.


Air2 : on en reparle

On termine avec un autre serpent de mer : celui de la « deuxième compagnie aérienne française », relancé par le site Flight Global. Dans un article daté du 26 avril, le site annonce en effet que la compagnie Air2 devrait entrer en opération dans les 12-18 mois qui viennent, sur la base d’une « compagnie low-cost traditionnelle opérant à travers le continent ». On reste pour l’heure sur des bases assez modestes concernant le lancement : les promoteurs d’Air2 recherchent pour l’heure « deux ou trois appareils » de 140-160 places, en comptant passer à une flotte de 10-12 appareils dans les trois premières années d’exploitation.