bloc-notesBleisure : au-delà de l’effet de mode

Le “bleisure” : est-ce parce que tout le monde en parle que tout le monde le pratique ? Pas sûr si l’on en croit l’étude publiée en juillet par Carlson Wagonlit Travel, qui se base sur l’analyse de 29 millions de transactions aériennes affaires sur la période 2011-2015.  “20% des voyageurs d’affaires pratiquent le bleisure, qui représente près de 7% des voyages d’affaires, une valeur largement inchangée depuis 2011” conclut CWT, à rebours du préjugé qui pourrait laisser croire à une explosion du phénomène au cours des dernières années. On notera également que la fréquence de voyage constitue un facteur déterminant dans la prolongation (ou non) d’un voyage d’affaires par un séjour loisirs. Le “taux de bleisure” tombe ainsi de 13% (pour les voyageurs effectuant un ou deux voyages par an) à 3% à peine pour les voyageurs qui effectuent plus de 30 déplacements par an.


Stress des voyageurs : nouvelle pièce au dossier d’instruction

Ah, le “stress des voyageurs”… Si l’on rajoutait une catégorie “thème de l’année” aux Lauriers du voyage d’affaires, celui-ci serait certainement au coude à coude avec le “bleisure” pour la première marche du podium. Une nouvelle pièce au dossier a été versée cet été avec la publication par Axys Consultants d’une étude Opinion Way réalisée auprès de 500 voyageurs d’affaires et qui se conclut notamment par ce constat : près d’un tiers des voyageurs d’affaires considèrent leurs déplacements comme une source de stress “élevé” ou “très élevé”. En cause, dans l’ordre d’importance : la crainte du retard, le sentiment d’inutilité du déplacement, l’impossibilité de s’organiser suffisamment à l’avance ou encore le manque d’informations, la peur de dépasser le plafond des dépenses ou celle de perdre ses bagages. Face à ces maux, Axys Consultants préconise de changer d’angle d’approche dans l’élaboration de la politique voyages : “de vraies marges d’optimisation économique et d’amélioration du bien-être au travail existent encore. Pour y parvenir, il faut mettre fin aux approches en silos : en matière de politique voyages, les fonctions Ressources humaines, Finance et Achats doivent se coordonner davantage et remettre le voyageur au cœur de la réflexion”. Facile à dire, moins évident peut-être à faire…


La politique voyages, facteur d’attractivité d’une entreprise

Si votre directeur des ressources humaines est d’accord avec votre directeur financier pour pousser jusqu’au bout une logique aveugle d’optimisation des coûts de déplacement, l’étude publiée en juillet par Airlines Reporting Corp en collaboration avec American Express GBT et tClara vous sera peut-être utile pour faire contrepoint. Menée auprès de plus de 750 “road warriors” (voyageurs fréquents) américains, cette étude laisse en effet apparaître l’importance capitale de la politique voyages dans l’attractivité d’une entreprise. “Huit personnes interrogées sur dix affirment qu’en cas de changement d’employeur, la politique voyages de la nouvelle entreprise serait au moins aussi importante dans leur choix que le salaire ou les responsabilités” indique l’étude, qui cherche également à hiérarchiser les priorités des collaborateurs dans l’amélioration de la politique voyages de leur entreprise. Invités à choisir leurs préférences parmi les 24 options disponibles, les voyageurs fréquents interrogés retiennent ainsi en priorité la possibilité de prendre des vols directs (quand il y en a), celle de choisir des hôtels plus confortables ou mieux placés, l’accès à la classe affaires pour les vols de plus de six heures et des jours de congés supplémentaires après des voyages éprouvants.


Location de voitures : quelques sueurs froides

Enterprise Rent-a-Car a confié à l’institut Research Now une série d’études sur la conduite à l’étranger. L’une d’elles, portant sur 500 voyageurs d’affaires européens, recueillera plus particulièrement l’attention des travel managers. On y apprend notamment qu’“un tiers des voyageurs d’affaires européens ne connaissent pas le numéro de téléphone à composer en cas d’urgence”, que “20% d’entre eux ne savent pas si les limites de vitesses autorisées sont en kilomètres ou en miles par heure selon le pays dans lequel ils se trouvent” et que seuls “deux voyageurs d’affaires sur cinq se renseignent sur les règles de sécurité routières locales en amont de leur déplacement”. Plus grave peut-être, “50% des voyageurs qui ont conduit à l’étranger ont déjà été pénalisés pour une infraction routière et plus de la moitié (56%) ont été impliqués dans au moins un incident”.
On note que cette étude originale n’a pas été seulement guidée par l’amour de la science mais également pour accompagner le lancement des nouveaux « guides pratiques de la conduite à l’étranger » (Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne et l’Irlande), d’ores et déjà disponibles sur le site français d’Enterprise-Rent-A-Car.

Résumé de l’étude par Enterprise


Voyages d’affaires au Canada : attention à l’AVE

Rappel utile pour vos voyageurs en Amérique du nord : depuis cet été, le Canada s’est aligné sur la pratique de son grand voisin et exige une Autorisation de Voyage Électronique (AVE) pour ses visiteurs. La formule retenue est cependant plus généreuse et moins chère que dans le cas de l’ESTA : l’autorisation (qui peut être obtenue en ligne en quelques minutes) est valable cinq ans et ne coûte que 7 dollars canadiens (moins de 5€). Attention : la période de clémence pour les voyageurs sans AVE s’achève fin septembre.