Quoi de plus frustrant, au terme d’un long trajet en avion, que d’attendre l’arrêt total de l’appareil avant d’être enfin autorisé à regarder ses messages et checker ses mails ? Bonne nouvelle pour vos voyageurs : cette version hi-tech du supplice de Tantale est peut- être en train de connaître ses dernières heures.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a en effet émis fin septembre un signal positif en autorisant les compagnies européennes à permettre à leurs passagers d’utiliser leurs appareils électroniques (téléphone, tablette, iPod…) pendant la totalité du vol, décollage et atterrissage compris, et sans passer par le filtre du « mode avion ».

Bémol : cet avis n’a pas force de loi et l’AESA laisse aux différentes compagnies le choix d’appliquer -ou non- ses recommandations, après avoir vérifié que celles-ci sont bien conformes à la sécurité de leurs appareils. Un travail de vérification qui prendra forcément un peu de temps.

Il ne faudra donc pas s’étonner si l’on continue sur votre prochain vol de vous prier poliment d’arrêter de faire joujou avec votre smartphone, notamment aux moments du décollage et de l’atterrissage. Mais on peut avoir bon espoir : après la précédente recommandation de l’AESA (fin 2013) autorisant l’usage des appareils électroniques en mode avion pendant toute la durée du vol, les grandes compagnies européennes n’avaient mis que quelques semaines à emboiter le pas.

Réactions de TM

« Si l’on exclut les désagréments liés aux passagers qui hurleront dans leurs télé- phones les traditionnels « t’es où?», «je suis dans l’avion» et « en retard comme d’hab », ce sera plus de confort pour les passagers. Et neutre pour les TM. »
« Il fallait fatalement y venir. Mais uniquement pour surfer sur le web ! Si l’avion devient une cabine téléphonique volante, finie la tranquillité !!! »
« C’est un fil de plus à la patte du voyageur que son entreprise ou ses collègues voudront joindre à tout moment. On a quand même le droit de passer la nuit en mode avion, non ?»