L’AFTM a sondé ses adhérents sur les conséquences, au sein de l’activité « déplacements » de leur entreprise, des attentats de novembre. Premiers enseignements en trois points.

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  • Les TM en première ligne

Pour près de la moitié des répondants (49,2%), l’entreprise se « repose principalement sur le travel management pour informer et alerter ». A la suite des attentats, des structures ad hoc élargies ont cependant été mises en place dans un grand nombre d’entreprises : 30% des répondants ont vu leur entreprise activer une « cellule de veille » et 20,6% une « cellule de crise ».

  • Pas d’interdit sur Paris

Rares ont été les entreprises ayant décidé d’appliquer un embargo sur les déplacements à Paris ou en France à la suite des attentats. Seuls 9,4% des répondants constatent que leur entreprise a « déconseillé ou appliqué des restrictions (au moins temporairement) sur les déplacements professionnels à destination de Paris (et/ou de la France), quelle que soit la base d’origine des collaborateurs » et 9,4% ont vu leur entreprise interdire purement et simplement (au moins temporairement) tout déplacement sur ces destinations. Mais pour l’immense majorité (81,2%), l’entreprise s’est contentée de « faire un rappel des bonnes pratiques et consignes de sécurité sans pour autant annuler ou déconseiller les déplacements professionnels ».

  • Evénements : chacun sa méthode

On le sait : les attentats du 13 novembre ont eu pour effet d’annuler un grand nombre d’événements prévus la semaine suivante. Mais cette règle de prudence n’a pas été universellement suivie. 23% des répondants constatent que les séminaires, congrès et autres colloques prévus par l’entreprise ont été « maintenus sans changement particulier » tandis que 31% constatent qu’ils ont été « maintenus tout en renforçant les conditions de sécurité ». En revanche, une proportion non négligeable de répondants (21,5%) ont effectivement constaté qu’un ou plusieurs de ces événements ont été annulés.

Sondage express lancé le 23 novembre 2015