Comment les entreprises déploient-elles une conscience écologique dans leur politique RSE ?

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La mise en place d’une politique RSE comporte trois piliers : social, environnemental et économique.

Développer avec conviction une politique RSE, c’est intégrer dans l’ensemble de ses actions notre rôle dans le développement durable. A fortiori menée dans le cadre d’une entreprise, avec le poids de celle-ci sur son écosystème, la politique RSE aura un impact sur :

  • les changements climatiques et atmosphériques ;
  • la biodiversité et les écosystèmes ;
  • la transition agricole et alimentaire ;
  • la transition énergétique ;
  • la mobilité durable ;
  • les innovations durables et responsables ;
  • la préservation de la santé ;
  • le bien-être et la qualité de vie ;
  • l’égalité et les droits humains ;
  • la lutte contre la pauvreté et l’exclusion ;
  • la répartition des richesses ;
  • la transparence et la démocratie ;
  • la consommation responsable ;
  • la réduction des déchets et des gaspillages ;
  • les modèles économiques alternatifs.

Alors que va commencer la semaine du développement durable, nous avons choisi ici de revenir sur ses enjeux et les motivations profondes qui doivent pousser tout le monde à prendre conscience de la situation. L’attention de chacun détermine l’attitude. L’action écologique passe par trois étapes :

  • la composante affective prend en compte les motivations du consommateur ;
  • la composante cognitive regroupe les croyances du consommateur qui conditionnent les comparaisons qu’il effectue entre les différents produits ;
  • la composante conative désigne le comportement du consommateur et ses actions conscientes.

Alors que l’on commence à comprendre que la question écologique est avant tout culturelle. Il demeure malgré tout une certaine forme d’inertie, voire de paralysie, sur ces questions. Où en sommes-nous de notre évolution en termes d’aspirations et de valeurs ? Quels sont les impacts en termes d’action ? 

(Dartiguepeyrou, Carine. « Où en sommes-nous de notre conscience écologique ? », Vraiment durable, vol. 4, n° 2, 2013, pp. 15-28.)

On distingue aujourd’hui sensibilité écologique et comportement écologique. Les entreprises ont dans ce contexte le devoir d’adopter un comportement écologique. Elles ont une double responsabilité à cet égard. Elles doivent mesurer les impacts sociétaux et environnementaux de leurs actions puis faire en sorte de les réduire. L’engagement des salariés se mesure à l’aune de celui des dirigeants, il est donc primordial que ceux-ci impulsent le mouvement. Depuis 2017, la loi sur le devoir de vigilance demande aux entreprises de mettre en place des mesures de surveillance pour prévenir les risques. Les entreprises de plus de 500 salariés doivent fournir des reportings extra-financiers. Ces publications donnent à voir l’ampleur des actions portées par l’entreprise et jouent un rôle certain auprès des investisseurs et actionnaires. Des entreprises plus petites se prêtent également de plus en plus à cet exercice qui permet de communiquer sur les actions écologiques des entreprises et de se fixer des objectifs. La RSE apporte alors une nouvelle grille de lecture des résultats entrepreneuriaux et joue sur la valeur immatérielle de la société.

L’ADEME est un organisme qui participe à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines

de l’environnement, de l’énergie et du développement durable. Elle met son expertise au service des entreprises et les aide à organiser une démarche environnemental concrète. Il ne faut pas être naïf, même conscientes de l’enjeu, les entreprises mènent des actions incomplètes, servant d’abord leurs propres intérêts. L’ADEME est là pour les accompagner à aller au-delà et les soutenir dans leur démarche sans jamais la minimiser.

Le voyage d’affaires a un statut tout particulier dans les démarches écologiques RSE. La durabilité est au coeur des énergies de transports. Si se déplacer rapidement et facilement reste une priorité, l’optimisation des transports est un axe primordial pour les déplacements professionnels. Tout démarre dans la mesure et l’analyse de ses émissions de gaz à effet de serre. Viendra ensuite un plan d’optimisation des transports qui pourra favoriser les modes de travail écologiques tel que le télétravail et les visioconférences. De nombreuses sociétés de services sous-estiment l’impact de leur activité sur l’environnement, les travel managers peuvent alors jouer un rôle fort dans la mise en place du pilier environnemental de la RSE.

L’enjeu de demain est de réussir à faire entrer tous types de déplacements dans la mobilité durable. Il pourrait être ainsi résumé : Déplaçons-nous mieux et autrement !