Entretien exclusif avec Amadeus : en direct avec Rudy Daniello, Executive Vice President Corporations Amadeus

Un rendez-vous mensuel exclusif en live !

D’une durée de 40 minutes, diffusés sous le format d’un « webinaire live » et ouverts à tous, ces entretiens sont dirigés par François-Xavier Izenic, journaliste et conférencier.

Cet échange doit permettre de poser toutes les questions des membres de l’association et d’apporter des réponses concrètes aux enjeux de l’industrie des déplacements professionnels et de la mobilité.

Le prochain partenaire à se prêter à cet exercice « exigeant » est Amadeus.

Rudy Daniello est vice-président exécutif de la division Entreprises chez Amadeus, une unité de croissance clé pour l’entreprise, dont la mission est de rendre les voyages d’affaires tout simplement plus intelligents.

Il a passé la majeure partie de sa carrière chez Amadeus, où il a occupé divers postes de direction dans les domaines de la R&D, du Management des Produits, des Services et des Opérations Clients de l’unité commerciale Travel Channels, avant de prendre, au début de cette année, la tête de la division Entreprises de cette même unité commerciale Travel Channels. 

Rudy aime diriger des équipes inter-fonctionnelles internationales composées d’individus talentueux et fournissant des solutions innovantes, telles qu’Amadeus cytric Travel & Expense aux entreprises et aux partenaires, les aidant ainsi à accélérer leur transformation numérique et à satisfaire les voyageurs partout dans le monde.

Rudy est un citoyen du monde. Né en France, il parle français, anglais, un peu d’allemand et apprend l’espagnol. Il est actuellement basé à Madrid, partageant son temps entre la capitale espagnole et Nice, en France.

Voyager à travers le monde est l’une des passions de Rudy, tout comme visiter des galeries d’art, lire les derniers livres de science-fiction et d’histoire et faire du sport.

Entretien exclusif avec CWT : en direct avec Stephane Birochau Vice-President Head of Customer Management EMEA

Un rendez-vous mensuel exclusif en live !

D’une durée de 40 minutes, diffusés sous le format d’un « webinaire live » et ouverts à tous, ces entretiens sont dirigés par François-Xavier Izenic, journaliste et conférencier.

Cet échange doit permettre de poser toutes les questions des membres de l’association et d’apporter des réponses concrètes aux enjeux de l’industrie des déplacements professionnels et de la mobilité.

Le prochain partenaire à se prêter à cet exercice « exigeant » est CWT.

Bien connu du marché France à travers ses précédentes fonctions, Stéphane Birochau est le Vice-President Customer Management EMEA de CWT depuis début 2021, une région qui représente la moitié des volumes d’affaires du Réseau International CWT.

Il dirige les activités commerciales de suivi clients dans 26 pays en Europe, un périmètre de pays bordé par la Suède au Nord, l’Ukraine à l’Est, l’Egypte au Sud Est et le Maroc au Sud Ouest. Il s’appuie sur le leadership de ses équipes locales pour poursuivre le déploiement de la stratégie d’innovation de CWT et offrir toujours plus de services et de sécurité aux voyageurs des sociétés clientes.

Basé à Paris, il bénéficie de près 30 ans d’expérience commerciale et de leadership au sein du Groupe CWT sur des périmètres nationaux, régionaux ou globaux.


TMC : pourquoi une telle frénésie d’appels d’offres ?

TMC : pourquoi une telle frénésie d’appels d’offres ?
Aux Etats-Unis surtout mais aussi en Grande-Bretagne, les entreprises qui changent de TMC sont en nombre anormalement élevé. Explications.
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le petit monde du voyage d’affaires. Le mois dernier, Google (4e budget aérien aux US avec 400 millions de $) annonçait qu’il avait désigné American Express GBT comme son unique TMC mondiale au détriment de Carlson Wagonlit Travel (CWT). Mais ce n’est pas la seule entreprise à avoir changé de TMC en pleine pandémie. Eli Lilly et Paypal, qui figurent également dans le top 100 des plus gros budgets voyages américains, ont aussi jeté leur dévolu sur Amex GBT ; BCD a chipé à CWT le budget voyages de l’armée américaine et, selon l’excellent The Company Dime (Lire ici), aurait fait signer aussi McDonald ; dans le même temps, Danaher, un gros conglomérat spécialisé notamment dans les appareils médicaux, se serait engagé avec CWT.
Pourquoi une telle activité alors que d’habitude les très grands comptes rechignent à changer d’agence de voyages ? La première explication est que, compte tenu de la faible activité voyages depuis le 14 mars dernier, les travel managers et acheteurs de ces entreprises ont de la disponibilité et du temps.
Mais surtout, déclare Mike Janssen, directeur commercial de BCD Global, « ils ont réalisé que c’est le moment idéal pour évaluer leurs fournisseurs, leurs politiques, leurs programmes et leurs solutions afin de voir comment ils ont travaillé et comment ils peuvent être améliorés ». David Jonas, le journaliste de The Company Dime, précise qu’en effet la pandémie a révélé des trous dans la raquette, notamment dans les systèmes de suivi des voyageurs et le traitement des billets inutilisés. Or, si elles ne sont pas les seules fautives, les TMC jouent un rôle essentiel dans ces deux domaines.
Andy Menkes, de Partnership Travel Consulting, appuie : « les acheteurs jettent un regard neuf sur la situation et réalisent qu’il est temps de faire des achats intelligents. »
Kate Watson, consultante chez Areka, ajoute que cette frénésie d’appels d’offres est aussi le signe « d’une pression interne exercée sur les équipes voyages pour qu’elles montrent leur valeur et réduisent les coûts » (Lire ici).
De façon moins avouable, les appels d’offres servent aussi à mieux évaluer la solidité financière des TMC qui ont été mises à rude épreuve aux Etats-Unis et dont certaines ont dû licencier jusqu’au tiers et même la moitié de leurs effectifs (la fuite des talents et des compétences est un vrai sujet d’inquiétude).
Un travel manager qui a souhaité rester anonyme le dit sans ambages dans Business Travel News : « Vous ne savez pas qui sera encore là au printemps 2021. Vous ne pouvez pas demander « êtes-vous au bord du gouffre ? », mais vous pouvez examiner dans quelle mesure ils présentent des garanties ».
Un comportement qui a le don d’agacer Karoline Mayr, une consultante de Get Travel Solutions : « toutes ces entreprises qui envisagent de changer de fournisseur pensent qu’elles vont obtenir une meilleure offre ou une sorte de personnalisation rêvée ? Bonne chance ! Faire du shopping de cette façon, c’est juste les frapper quand ils sont à terre.»
Kate Watson, d’Areka Consulting, prend aussi la défense des TMC : « c’est une période vraiment difficile pour répondre à des appels d’offres d’autant qu’elles sont en effectifs réduits ».
Mick Gibbs, le patron de Norad Travel Group, une TMC britannique, insiste quant à lui sur l’impossible visibilité : « si vous lancez un appel d’offres sans savoir ce que les choses peuvent donner, comment pouvez-vous mettre en place un partenariat durable à long terme ? Il y a trop d’inconnues. »
En conclusion, Caroline Strachan, la désormais célèbre consultante de Festive Road, n’hésite pas à remettre les choses à leur juste place : « un appel d’offres permet de savoir comment la relation entre la TMC et l’entreprise se tient en termes de culture (missions et valeurs, personnel, services…), de capacités (gestion des programmes voyages, risque, innovation…) et de commercial (gestion des contrats, finances, gouvernance…). S’il ne s’agit que de quelques problèmes, les acheteurs devraient peut-être s’efforcer de les résoudre avec le fournisseur. S’il y a beaucoup de problèmes, dit-elle, alors il est probablement temps en effet de changer. » CQFD.
François-Xavier Izenic, rédacteur associé de l’AFTM