Convention Nationale du 30 mai

Évolution des relations TMC/Fournisseurs : quel impact pour les entreprises ?

Fragmentation des contenus, distribution directe, choix technologiques, revenus fragilisĂ©s
 : comment les nouveaux liens qui (dĂ©s)unissent les TMC Ă  leurs fournisseurs vont imposer aux entreprises de revoir leurs stratĂ©gie d’achat et de rĂ©fĂ©rencement ? 

13h15 – 14h00

Accueil des participants 

14h00 – 15h15

Les connectivités NDC : impacts et enjeux pour les TMC et les entreprises

15h15 – 16h00

Intervention de Laurent Abitbol, Président de Marietton Développement, Havas Voyages et Selectour

16h00 – 16h15

Pause café

16h15 – 16h30

La météo de la location de voitures by SIXT

16h30 – 18h15

Évolution des relations TMC/Fournisseurs : quel impact pour les entreprises ?

18h15 – 20h

Cocktail networing đŸ„‚




un événement organisé grùce à Hilton

Zoom sur l'atelier Selectour

Les connectivités NDC :
impacts et enjeux pour les TMC et les entreprises

Ils animeront cet atelier :

  • Patricia Morosini, Directrice du Business Travel, Selectour
  • ThadĂ©e Nawrocki, General Manager Sales France & Luxembourg, Lufthansa Group
  • LaĂ«titia PairigouĂąs, Head of Sales Department, WonderMiles Group

Un atelier organisé par Selectour Affaires en collaboration avec WonderMiles et Lufthansa Group.

Julien Kauffmann : « Un nouveau business model client par client »

Le Pdg France d’American Express GBT s’est prĂȘtĂ© Ă  l’exercice de l’interview pour ces troisiĂšmes « Entretiens de l’AFTM ». Voici quelques-unes de ces citations les plus marquantes.

 

Quelle reprise pour le voyage d’affaires ?

« AprĂšs le confinement, il y a eu une reprise, on est passĂ© d’une activitĂ© quasi-nulle Ă  30 ou 40% de l’activitĂ© de 2019. On anticipait avec le mois de septembre une deuxiĂšme progression, de 50 Ă  60%, c’était ce que nos clients nous disaient. Mais cette deuxiĂšme augmentation n’a pas lieu. On est restĂ© au mĂȘme niveau, 30 Ă  40%. »

Quelles entreprises voyagent ?

« Nous faisons face Ă  une situation trĂšs contrastĂ©e selon les clients : certains ont redĂ©marrĂ© trĂšs vite alors que d’autres ne voyagent pas du tout. L’entreprise qui voyage, c’est la PME qui n’a pas d’autre choix que de se dĂ©placer pour faire du business, d’aller sur le terrain, de rencontrer ses clients. C’est le cas aussi du service public et de certaines grandes entreprises industrielles. Les clients qui ne voyagent pas sont plutĂŽt des entreprises trĂšs internationales ou ceux qui ont des difficultĂ©s financiĂšres. »

Quel avenir à court terme ?

« Jusqu’à la fin de l’annĂ©e, il ne faut pas s’attendre Ă  une reprise plus forte qu’actuellement, soit 30 Ă  40% de l’activitĂ© 2019. Et en 2021, le scĂ©nario le plus plausible, c’est une activitĂ© Ă  50% de celle de 2019, 60% au mieux. »

Est-ce le signe de changements plus profonds ?

« Je ne le crois pas. Certes la visioconfĂ©rence aura un rĂŽle plus affirmĂ© mais je pense que globalement on aura un retour Ă  la situation antĂ©rieure. Ce ne seront peut-ĂȘtre pas les mĂȘmes personnes qui vont voyager, dans les mĂȘmes industries, dans les mĂȘmes conditions. Mais plus on avance dans la tĂ©lĂ©confĂ©rence et le tĂ©lĂ©travail, et plus on ressent le besoin de voyage de la part de nos clients. Le frein est aujourd’hui davantage au niveau de l’offre. »

Les TMC pointées du doigt pour leur gestion de la crise ?

« Nous, on a gĂ©rĂ©. La prioritĂ© numĂ©ro un : la santĂ© de nos collaborateurs. Tous ont travaillĂ© Ă  domicile. La deuxiĂšme priorité : la qualitĂ© de service, je suis intimement persuadĂ© qu’on fait la diffĂ©rence dans ces pĂ©riodes de crise. On a assurĂ© la continuitĂ© de service et la maintenance sur la partie online. On a montrĂ© notre rĂŽle de valeur ajoutĂ©e. Et notamment dans la gestion des rapatriements, des annulations… On a eu certes une pĂ©riode difficile en juillet car l’activitĂ© est revenue plus vite que nous le pensions, et on n’avait pas anticipĂ© que le nombre d’appels par transaction avait complĂštement changĂ©. Historiquement, on est Ă  0,8 appel par transaction, or on est passĂ© Ă  4 appels par transaction quand le confinement s’est arrĂȘtĂ©. On avait imaginĂ© une hausse bien sĂ»r mais pas celle-ci. On a donc eu une pĂ©riode de transition de 2 Ă  3 semaines et puis on a fait revenir les Ă©quipes Ă  50% sur l’ensemble des clients et mĂȘme au-delĂ  pour les clients qui ont repris davantage d’activitĂ©. »

Quelles suppressions d’emploi ?

« C’est la troisiĂšme prioritĂ© qu’on s’était fixé : maintenir les Ă©quilibres financiers chez Amex GBT. Le choix qu’on a fait est de s’adapter Ă  chaque marchĂ© et Ă  leur rythme de reprise. Et surtout il y a des mĂ©canismes d’aide aux entreprises qui sont trĂšs diffĂ©rents pays par pays. En France, on a eu la chance d’avoir un gouvernement qui trĂšs tĂŽt a mis en place des mesures de chĂŽmage partiel. AprĂšs c’est un dialogue qu’on doit avoir avec le gouvernement pour faire comprendre qu’on est durablement impactĂ© et qu’on a besoin d’ĂȘtre accompagnĂ©. Et Ă©viter ainsi les licenciements. »

Un nouveau rÎle pour la TMC ?

« La crise a accĂ©lĂ©rĂ© certaines tendances tel le rĂŽle de la TMC en tant que partenaire business des entreprises. On n’est pas lĂ  uniquement pour faire des transactions mais pour accompagner les entreprises, rĂ©soudre leurs problĂšmes. On a pu le montrer pendant la crise. La dimension on-off a Ă©tĂ© renforcĂ©e, c’est dans cette combinaison qu’on offre le meilleur service. LĂ  oĂč on affichait 70% de online avant la crise, on est descendu aujourd’hui Ă  60% de online, ce partage est donc terriblement d’actualitĂ©. Et pour finir, on voit aussi que la crise a accentuĂ© le besoin d’écologie chez nos clients. »

BientÎt un contact fee en France ?

« Nous avons lancĂ© aux Etats-Unis un contact fee de 25$ pour tout contact entre nos clients et nos agents par mail ou par tĂ©lĂ©phone. Attention, il s’applique quand il n’y a pas de transaction, sinon c’est le transaction fee qui convient. Dans la plupart des contrats avec nos clients, tout Ă©tait inclus et ramenĂ© Ă  la transaction. Notre volume de transaction Ă©tait tel qu’on pouvait absorber les services annexes. On a aujourd’hui beaucoup moins de transaction, on a mĂȘme des clients avec lesquels on n’en a quasiment plus. Cette prestation va donc se gĂ©nĂ©raliser mais en dialogue avec nos clients. Elle sera proposĂ©e sur le marchĂ© français avant la fin de l’annĂ©e. Mais elle n’aura plus lieu d’ĂȘtre quand nous reviendrons Ă  une situation d’activitĂ© normale. »

Quel business model pour les TMC ?

« Les crises sont le moment de se poser les questions sur le pricing. Mais le bon modĂšle est celui qui correspond Ă  un besoin du client. Regardez le tĂ©lĂ©phone : on le payait Ă  la minute puis on est tous passĂ© au forfait, qui correspondait Ă  un vrai besoin, celui de maĂźtriser ses dĂ©penses. Dans un environnement avec de l’incertitude, le forfait permet cette maĂźtrise. Il faut qu’on ait le mĂȘme type de dialogue avec nos clients pour savoir comment leur demande Ă©volue, et quel modĂšle de pricing peut rĂ©pondre Ă  cette demande et Ă  nos exigences de rentabilitĂ©. J’ai la ferme conviction qu’un bon modĂšle de pricing rĂ©pond aux besoins des deux. On peut donc imaginer des modĂšles assez hybrides mĂ©langeant le forfait et le transaction fee. L’annĂ©e 2021 sera celle du dialogue avec nos clients et nous mettrons progressivement en place ce nouveau modĂšle client par client. »

Que deviennent les accords de private channel avec Air France ?*

« Pour nos clients pour l’instant, on reste sur l’accord qui avait Ă©tĂ© nĂ©gociĂ©, donc pas de surcharge. La crise est une crise du secteur, on est tous dans la mĂȘme situation, tous les acteurs doivent se serrer les coudes, ce n’est pas le moment de se dĂ©chirer. »

Quid des nouveaux acteurs tels Tripactions ?

« On parle bien des mĂȘmes entreprises qui ont licenciĂ© 300 collaborateurs en quelques minutes sur Zoom ? C’est une maniĂšre d’ĂȘtre. Il y a en effet d’autres business models qui sont plus agressifs, ce n’est pas le nĂŽtre et pas notre culture. Chez Amex, on croit Ă  la TMC on-off, la crise a confirmĂ© ce modĂšle, on croit Ă  l’écologie, on assume notre diffĂ©rence et on croit que ce modĂšle va l’emporter. »

François-Xavier Izenic, rĂ©dacteur associĂ© de l’AFTM

*Interview rĂ©alisĂ©e avant l’annonce d’un accord entre Amadeus et Air France qui prĂ©voit que les agences devront payer une surcharge de quelques euros pour accĂ©der au contenu NDC d’Air France-KLM.

TMC : quel modĂšle pour demain ?

Le dĂ©bat sur le modĂšle Ă©conomique des TMC s’est emballĂ©
avec le développement de la crise sanitaire.

Y a-t-il urgence Ă  repenser le modĂšle de pricing des TMC ?

Faut-il exiger plus de transparence des TMC ?

Quelles sont aujourd’hui les solutions et les pistes de rĂ©flexion envisagĂ©es,
Ă  l’exemple du forfait ? Leurs avantages et leurs inconvĂ©nients ?

Est-ce l’occasion de reconsidĂ©rer plus globalement
les relations entre les TMC et les entreprises ?

Rejoignez-nous :

Le jeudi 1er octobre
de 11h Ă  12h15

 

Retrouvez les synthĂšses et les replays des prĂ©cĂ©dents webinaires sur le site de l’AFTM !

Que pense Zoom de l’évolution du voyage d’affaires ?

Que pense Zoom de l’évolution du voyage d’affaires ?

C’est la trĂšs bonne question posĂ©e par Matthew Parsons, le journaliste de Skift au patron de Zoom, la nouvelle star de la visioconfĂ©rence.
Dans son article, on y apprend d’abord que la sociĂ©tĂ©, passĂ©e de 10 millions d’utilisateurs quotidiens en dĂ©cembre Ă  300 millions en avril (!), n’a pas de travel manager ni de TMC attitrĂ©e malgrĂ© un effectif de 2800 personnes. « Nous limitons les voyages au minimum, en raison de la nature de ce que nous vendons », dĂ©clare ainsi Phil Perry, patron de Zoom pour le Royaume-Uni et l’Irlande. Selon lui, la plupart des voyages d’affaires peuvent ĂȘtre remplacĂ©s par de la visioconfĂ©rence mais il reconnait toutefois la valeur des rĂ©unions en face-Ă -face. Surtout pour les visites aux clients, « seuls dĂ©placements vĂ©ritablement nĂ©cessaires ». Et de dĂ©tailler les avantages de Zoom : « nous crĂ©ons de l’efficacitĂ© car la vidĂ©o force les gens Ă  aller droit au but, et nous permettons la rĂ©duction des Ă©missions de carbone en Ă©vitant des dĂ©placements ». L’argument est opportun, voire opportuniste, mais c’est oublier un peu vite l’impact carbone de l’économie numĂ©rique qui serait, si l’on en croit certains chiffres, supĂ©rieur Ă  celui du transport aĂ©rien.

François-Xavier Izenic, rĂ©dacteur associĂ© de l’AFTM

Le Club Affaires de l'IFTM aura-t-il lieu ?

FrĂ©dĂ©ric Lorin, Directeur de la Division Tourisme chez Reed Expositions France – Directeur IFTM Top Resa, prĂ©cise les contours du salon IFTM 2020 qui aura lieu Ă  Paris du 17 au 20 novembre 2020 !

DĂ©couvrir l’interview exclusive menĂ©e par François-Xavier Izenic

Entretiens de l'AFTM : FrĂ©dĂ©ric Gossot, Country Manager – Qatar Airways

Un rendez-vous mensuel exclusif en live !

D’une durĂ©e de 40 minutes, diffusĂ©s sous le format d’un « webinaire live » et ouverts Ă  tous, ces entretiens sont dirigĂ©s par François-Xavier Izenic, journaliste et confĂ©rencier.

Cet Ă©change doit permettre de poser toutes les questions des membres de l’association et d’apporter des rĂ©ponses concrĂštes aux enjeux de l’industrie des dĂ©placements professionnels et de la mobilitĂ©.
Le deuxiĂšme partenaire Ă  se prĂȘter Ă  cet exercice “exigeant” est Qatar Airways.

25 minutes d’entretien,
15 minutes de Q&R avec les auditeurs !

Frédéric Gossot,
Country Manager France,
Belgium, Netherlands & Luxembourg
Qatar Airways

 

DiplĂŽmĂ© de l’École supĂ©rieure des sciences Ă©conomiques et commerciales, il justifie d’une expĂ©rience de plus de 25 ans dans le secteur du transport aĂ©rien. AprĂšs avoir Ă©voluĂ© pendant 22 ans au sein du groupe Air France-KLM Ă  la direction commerciale des rĂ©gions Asie, Afrique et AmĂ©riques, il a rejoint Qatar Airways en 2015. Durant 4 ans il a occupĂ© le poste de directeur pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, ce qui lui a permis de dĂ©velopper et consolider ces marchĂ©s grĂące Ă  ses compĂ©tences en marketing, e-commerce et stratĂ©gie commerciale.

 

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Le mercredi 8 juillet
de 11h Ă  11h40


 

Retrouvez les synthĂšses et les replays des prĂ©cĂ©dents webinaires sur le site de l’AFTM !

 

Les webinaires de l'AFTM, demandez le replay !

Nous avons fait le choix enfin de ne pas diffuser le replay Ă  l’issue des sessions mais Ă  la fin de chaque cycle afin de favoriser la participation en live, d’encourager le dĂ©bat et les questions aux intervenants et ainsi de prĂ©server la spontanĂ©itĂ© de l’exercice.
Aussi, les adhĂ©rents et les partenaires de l’AFTM peuvent consulter sur cette page le replay des webinaires passĂ©s.

Webinar AFTM (10 juin 2020) – MobilitĂ©s urbaines, le “vĂ©lotaf” pour tous ?

 

Webinar AFTM (20 mai 2020) – HĂŽtellerie d’affaires : comment gĂ©rer l’aprĂšs-confinement ?

Webinar AFTM (7 mai 2020) – Ferroviaire : comment gĂ©rer les dĂ©placements aprĂšs le confinement ?


Webinar AFTM (27 avril 2020) – AĂ©rien et crise du Covid19 : quid des avoirs, reports et remboursements ?

Un premier cycle de webinaires plébiscité !

Un premier cycle de webinaires plébiscité !

789 inscrits, 654 participants, 83% de taux de participation, 11 intervenants, 247 minutes de live ! Ce sont les rĂ©sultats cumulĂ©s des trois webinaires organisĂ©s par l’AFTM du 27 avril au 20 mai. Ces chiffres tĂ©moignent encore une fois du caractĂšre totalement inĂ©dit de la pĂ©riode que nous vivons actuellement. Nous ne feignons certainement pas d’apprĂ©cier ces bons rĂ©sultats mĂȘme si nous sommes conscients que les circonstances actuelles ont littĂ©ralement fait exploser les statistiques du produit webinaire en gĂ©nĂ©ral.

L’exercice, qui peut sembler simple en apparence, se doit malgrĂ© tout d’ĂȘtre suffisamment prĂ©parĂ© afin de garantir le jour J un « live » de qualitĂ© Ă  l’audience prĂ©alablement enregistrĂ©e. Au-delĂ  de la technique qui, dans un format « confĂ©rence » ou « table ronde », s’apparente Ă  un mini « plateau TV », le fond doit ĂȘtre animĂ© par un professionnel pour permettre de dĂ©gager une valeur ajoutĂ©e Ă  l’évĂ©nement. C’est le sens de la mission confiĂ©e Ă  François-Xavier Izenic, journaliste et confĂ©rencier qui a la charge de modĂ©rer ces webinaires avec le souci d’informer nos membres, d’engager les intervenants Ă  faire preuve de la plus grande transparence et de relayer les questions des auditeurs sans filtre. C’est d’ailleurs le sens du message qui est adressĂ© Ă  chaque partenaire appelĂ© Ă  prendre la parole : « soyez factuel, transparent et concis. Le challenge du « live », pas forcĂ©ment Ă©vident et confortable pour tout le monde, a Ă©tĂ© jusqu’à prĂ©sent brillamment relevĂ© par les premiers intervenants, quelle que soit la sociĂ©tĂ© invitĂ©e Ă  prendre la parole. Nous saluons Ă  cette occasion le volontarisme de chacune d’elle dans l’objectif de partager l’état des informations et des mesures disponibles Ă  date. 

À l’issue de chaque session, une synthĂšse dĂ©taillĂ©e Ă  « usage professionnel » est proposĂ©e Ă  tous sur notre site Internet afin de permettre Ă  chacun de vĂ©hiculer les bonnes informations au sein de son entreprise.

Retrouvez les 3 synthĂšses en cliquant sur les liens ci-dessous
SynthĂšse de l’aĂ©rien SynthĂšse du ferroviaire SynthĂšse de l’hĂŽtellerie

L’agenda des prochaines rencontres digitales de l’AFTM est disponible en ligne en cliquant ici. Les adhĂ©rents et les partenaires reçoivent une invitation Ă  s’inscrire 15 jours avant le live.

Nous avons fait le choix enfin de ne pas diffuser le replay Ă  l’issue des sessions mais Ă  la fin de chaque cycle afin de favoriser la participation en live, d’encourager le dĂ©bat et les questions aux intervenants et ainsi de prĂ©server la spontanĂ©itĂ© de l’exercice. Aussi, les adhĂ©rents et les partenaires de l’AFTM peuvent consulter dĂšs Ă  prĂ©sent le replay du premier cycle en cliquant ici.

Rendez-vous trùs prochainement sur les ondes de l’AFTM !

 

Webinar aĂ©rien : ce qu’il faut en retenir !

Une vraie rĂ©ussite ! Le premier webinar de l’AFTM consacrĂ© aux avoirs et aux remboursements des billets d’avion annulĂ©s pendant la crise du Covid-19 a rĂ©uni plus de 170 participants. Pendant une heure, quatre intervenants ont rĂ©pondu aux questions de l’animateur François-Xavier Izenic et des participants : ValĂ©rie Sasset (BCD France), SĂ©bastien Guyot (Air France), Jamel Chandoul (Amadeus) et Claude LeliĂšvre (AFTM).

Sans recettes et avec dans les caisses 2 Ă  3 mois de trĂ©sorerie seulement, la plupart des compagnies aĂ©riennes affirment que le remboursement des billets des vols annulĂ©s aurait signifiĂ© leur mise en faillite immĂ©diate. Les estimations Ă©voquent le chiffre de 35 milliards de dollars de billets annulĂ©s dont 10 milliards en Europe et 500 millions d’euros en France.

En violation du rĂšglement europĂ©en 261/2004 qui leur impose, en cas d’annulation de vols, de proposer en premier choix le remboursement du billet dans un dĂ©lai de 7 jours, la majoritĂ© des compagnies aĂ©riennes ne propose que l’avoir. C’est le cas de prĂšs de 80% des compagnies opĂ©rant sur le marchĂ© français, dont Air France, selon l’UFC-Que Choisir qui les a mis en demeure de respecter leurs obligations.

Pour les entreprises, deux choix possibles :

  • accepter les avoirs, dans une logique de comprĂ©hension de la situation et de partenariat Ă  long terme (position dĂ©fendue par Claude LeliĂšvre pour les compagnies sous contrat) ;
  • exiger le remboursement en adressant directement un courrier Ă  la compagnie, sans aucune garantie de rĂ©sultat pour l’instant.

SĂ©bastien Guyot a toutefois prĂ©cisĂ© qu’Air France remboursait intĂ©gralement et automatiquement les billets « fully flex » (sans contraintes), qui reprĂ©sentent la moitiĂ© des billets vendus au marchĂ© corporate.

Concernant les avoirs d’Air France (ou EMD), ils seront :

  • valables 12 mois,
  • remboursables Ă  l’issue de cette pĂ©riode (Air France rĂ©flĂ©chit Ă  un mĂ©canisme automatique le plus simple possible espĂšre SĂ©bastien Guyot),
  • utilisables sur n’importe quel axe,
  • et, point capital, cessibles. En effet, ces EMD sont nominatifs et envoyĂ©s par mail au voyageur dont le billet a Ă©tĂ© annulĂ©. Si l’entreprise le souhaite, elle pourra donc en faire profiter un autre voyageur.

Mais pour ce faire, encore faut-il disposer d’un reporting prĂ©cis de ces EMD. Seul le GDS est capable de tracer ces EMD. En collaboration avec Amadeus notamment, ValĂ©rie Sasset a prĂ©cisĂ© que BCD Travel serait en mesure sous dix jours d’adresser un reporting rigoureux de ces bons d’achat Ă©lectronique Ă  ses clients. Elle a par ailleurs insistĂ© sur le travail considĂ©rable que ces EMD reprĂ©sentaient pour la TMC. Pour en illustrer la charge, Jamel Chandoul a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il y avait aujourd’hui 2,5 millions d’actes d’aprĂšs-vente quotidiens contre 150 000 en temps normal (annulation, Ă©change
). Un enseignement de cette crise qui pourrait Ă  l’avenir favoriser l’adoption de NDC, capable a priori d’automatiser ces procĂ©dures. SĂ©bastien Guyot a par ailleurs ajoutĂ© que les PNR des billets annulĂ©s resteraient actifs sans doute jusqu’en juin 2021 afin de permettre Ă  la TMC d’y accĂ©der sans entraves.

En résumé, les EMD imposent aux entreprises 3 recommandations :

  • demander Ă  la TMC le reporting exact de ces documents Ă©lectroniques ;
  • les compagnies aĂ©riennes ayant chacune des conditions particuliĂšres, s’en informer prĂ©cisĂ©ment auprĂšs de la TMC ;
  • attention, le risque de faillite est rĂ©el pour de nombreuses compagnies et, dans ce cas-lĂ , les EMD ne seront jamais remboursĂ©s, le reporting prĂ©cis permet donc aussi d’évaluer son risque (cela ne vaut pas pour des compagnies telles Air France qui seront, quoiqu’il arrive, secourues par l’Etat).

Pour finir, a été évoquée la gestion de ces EMD une fois le trafic rouvert et reparti :

  • leur traitement nĂ©cessitera une forme de “triage inverse”, en donnant la prioritĂ© aux EMD dont la date d’expiration est la plus proche.
  • leur traitement ne pourra se faire online mais nĂ©cessitera une transaction offline. Donc des rĂ©percussions sur les coĂ»ts et les frais de transaction.
  • le stock d’EMD, s’il est suffisant, pourra servir de levier de nĂ©gociation avec la compagnie aĂ©rienne, celle-ci ayant bien sĂ»r intĂ©rĂȘt Ă  les voir utilisĂ©s sur ses lignes et non Ă  les rembourser.

 

François-Xavier Izenic

Les liens Internet évoqués par Jamel Chandoul (Amadeus) durant le webinar :
-> version FR : https://amadeus.com/fr/travel-channels-covid-19
-> version EN : https://amadeus.com/en/travel-channels-covid-19
-> concernant les “Airlines” : https://amadeus.com/fr/actualites/blog/covid-19-point-sur-la-situation-concernant-la-division-airlines

 
 
 

Ferroviaire : comment gérer les déplacements aprÚs le confinement ?

À la veille de l’impĂ©rieuse date du 11 mai, comment vont s’organiser les voyages ferroviaires ? Quel sera le trafic ? Quelles seront les conditions sanitaires requises : masques obligatoires, un siĂšge sur deux
 ?

Au-delĂ  de ces questions qui intĂ©ressent tous les voyageurs d’affaires, ce deuxiĂšme webinar (Ă©pisode 1 : l’aĂ©rien bientĂŽt disponible en replay, Ă©pisode 2 : le ferroviaire, Ă©pisode 3 : les pĂ©rimĂštres connexes aux dĂ©placements professionnels) sera Ă©galement l’occasion de s’intĂ©resser aux conditions commerciales et envisager les adaptations nĂ©cessaires des politiques voyages et des stratĂ©gies achats des entreprises.
 

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Le jeudi 7 mai Ă  10H30