Ătiquette : Izenic
Julien Kauffmann : « Un nouveau business model client par client »
Le Pdg France dâAmerican Express GBT sâest prĂȘtĂ© Ă lâexercice de lâinterview pour ces troisiĂšmes « Entretiens de lâAFTM ». Voici quelques-unes de ces citations les plus marquantes.
Quelle reprise pour le voyage dâaffaires ?
« AprĂšs le confinement, il y a eu une reprise, on est passĂ© dâune activitĂ© quasi-nulle Ă 30 ou 40% de lâactivitĂ© de 2019. On anticipait avec le mois de septembre une deuxiĂšme progression, de 50 Ă 60%, câĂ©tait ce que nos clients nous disaient. Mais cette deuxiĂšme augmentation nâa pas lieu. On est restĂ© au mĂȘme niveau, 30 Ă 40%. »
Quelles entreprises voyagent ?
« Nous faisons face Ă une situation trĂšs contrastĂ©e selon les clients : certains ont redĂ©marrĂ© trĂšs vite alors que dâautres ne voyagent pas du tout. Lâentreprise qui voyage, câest la PME qui nâa pas dâautre choix que de se dĂ©placer pour faire du business, dâaller sur le terrain, de rencontrer ses clients. Câest le cas aussi du service public et de certaines grandes entreprises industrielles. Les clients qui ne voyagent pas sont plutĂŽt des entreprises trĂšs internationales ou ceux qui ont des difficultĂ©s financiĂšres. »
Quel avenir à court terme ?
« JusquâĂ la fin de lâannĂ©e, il ne faut pas sâattendre Ă une reprise plus forte quâactuellement, soit 30 Ă 40% de lâactivitĂ© 2019. Et en 2021, le scĂ©nario le plus plausible, câest une activitĂ© Ă 50% de celle de 2019, 60% au mieux. »
Est-ce le signe de changements plus profonds ?
« Je ne le crois pas. Certes la visioconfĂ©rence aura un rĂŽle plus affirmĂ© mais je pense que globalement on aura un retour Ă la situation antĂ©rieure. Ce ne seront peut-ĂȘtre pas les mĂȘmes personnes qui vont voyager, dans les mĂȘmes industries, dans les mĂȘmes conditions. Mais plus on avance dans la tĂ©lĂ©confĂ©rence et le tĂ©lĂ©travail, et plus on ressent le besoin de voyage de la part de nos clients. Le frein est aujourdâhui davantage au niveau de lâoffre. »
Les TMC pointées du doigt pour leur gestion de la crise ?
« Nous, on a gĂ©rĂ©. La prioritĂ© numĂ©ro un : la santĂ© de nos collaborateurs. Tous ont travaillĂ© Ă domicile. La deuxiĂšme priorité : la qualitĂ© de service, je suis intimement persuadĂ© quâon fait la diffĂ©rence dans ces pĂ©riodes de crise. On a assurĂ© la continuitĂ© de service et la maintenance sur la partie online. On a montrĂ© notre rĂŽle de valeur ajoutĂ©e. Et notamment dans la gestion des rapatriements, des annulations… On a eu certes une pĂ©riode difficile en juillet car lâactivitĂ© est revenue plus vite que nous le pensions, et on nâavait pas anticipĂ© que le nombre dâappels par transaction avait complĂštement changĂ©. Historiquement, on est Ă 0,8 appel par transaction, or on est passĂ© Ă 4 appels par transaction quand le confinement sâest arrĂȘtĂ©. On avait imaginĂ© une hausse bien sĂ»r mais pas celle-ci. On a donc eu une pĂ©riode de transition de 2 Ă 3 semaines et puis on a fait revenir les Ă©quipes Ă 50% sur lâensemble des clients et mĂȘme au-delĂ pour les clients qui ont repris davantage dâactivitĂ©. »
Quelles suppressions dâemploi ?
« Câest la troisiĂšme prioritĂ© quâon sâĂ©tait fixé : maintenir les Ă©quilibres financiers chez Amex GBT. Le choix quâon a fait est de sâadapter Ă chaque marchĂ© et Ă leur rythme de reprise. Et surtout il y a des mĂ©canismes dâaide aux entreprises qui sont trĂšs diffĂ©rents pays par pays. En France, on a eu la chance dâavoir un gouvernement qui trĂšs tĂŽt a mis en place des mesures de chĂŽmage partiel. AprĂšs câest un dialogue quâon doit avoir avec le gouvernement pour faire comprendre quâon est durablement impactĂ© et quâon a besoin dâĂȘtre accompagnĂ©. Et Ă©viter ainsi les licenciements. »
Un nouveau rĂŽle pour la TMCÂ ?
« La crise a accĂ©lĂ©rĂ© certaines tendances tel le rĂŽle de la TMC en tant que partenaire business des entreprises. On nâest pas lĂ uniquement pour faire des transactions mais pour accompagner les entreprises, rĂ©soudre leurs problĂšmes. On a pu le montrer pendant la crise. La dimension on-off a Ă©tĂ© renforcĂ©e, câest dans cette combinaison quâon offre le meilleur service. LĂ oĂč on affichait 70% de online avant la crise, on est descendu aujourdâhui Ă 60% de online, ce partage est donc terriblement dâactualitĂ©. Et pour finir, on voit aussi que la crise a accentuĂ© le besoin dâĂ©cologie chez nos clients. »
BientÎt un contact fee en France ?
« Nous avons lancĂ© aux Etats-Unis un contact fee de 25$ pour tout contact entre nos clients et nos agents par mail ou par tĂ©lĂ©phone. Attention, il sâapplique quand il nây a pas de transaction, sinon câest le transaction fee qui convient. Dans la plupart des contrats avec nos clients, tout Ă©tait inclus et ramenĂ© Ă la transaction. Notre volume de transaction Ă©tait tel quâon pouvait absorber les services annexes. On a aujourdâhui beaucoup moins de transaction, on a mĂȘme des clients avec lesquels on nâen a quasiment plus. Cette prestation va donc se gĂ©nĂ©raliser mais en dialogue avec nos clients. Elle sera proposĂ©e sur le marchĂ© français avant la fin de lâannĂ©e. Mais elle nâaura plus lieu dâĂȘtre quand nous reviendrons Ă une situation dâactivitĂ© normale. »
Quel business model pour les TMC ?
« Les crises sont le moment de se poser les questions sur le pricing. Mais le bon modĂšle est celui qui correspond Ă un besoin du client. Regardez le tĂ©lĂ©phone : on le payait Ă la minute puis on est tous passĂ© au forfait, qui correspondait Ă un vrai besoin, celui de maĂźtriser ses dĂ©penses. Dans un environnement avec de lâincertitude, le forfait permet cette maĂźtrise. Il faut quâon ait le mĂȘme type de dialogue avec nos clients pour savoir comment leur demande Ă©volue, et quel modĂšle de pricing peut rĂ©pondre Ă cette demande et Ă nos exigences de rentabilitĂ©. Jâai la ferme conviction quâun bon modĂšle de pricing rĂ©pond aux besoins des deux. On peut donc imaginer des modĂšles assez hybrides mĂ©langeant le forfait et le transaction fee. LâannĂ©e 2021 sera celle du dialogue avec nos clients et nous mettrons progressivement en place ce nouveau modĂšle client par client. »
Que deviennent les accords de private channel avec Air France ?*
« Pour nos clients pour lâinstant, on reste sur lâaccord qui avait Ă©tĂ© nĂ©gociĂ©, donc pas de surcharge. La crise est une crise du secteur, on est tous dans la mĂȘme situation, tous les acteurs doivent se serrer les coudes, ce nâest pas le moment de se dĂ©chirer. »
Quid des nouveaux acteurs tels Tripactions ?
« On parle bien des mĂȘmes entreprises qui ont licenciĂ© 300 collaborateurs en quelques minutes sur Zoom ? Câest une maniĂšre dâĂȘtre. Il y a en effet dâautres business models qui sont plus agressifs, ce nâest pas le nĂŽtre et pas notre culture. Chez Amex, on croit Ă la TMC on-off, la crise a confirmĂ© ce modĂšle, on croit Ă lâĂ©cologie, on assume notre diffĂ©rence et on croit que ce modĂšle va lâemporter. »
François-Xavier Izenic, rĂ©dacteur associĂ© de lâAFTM
*Interview rĂ©alisĂ©e avant lâannonce dâun accord entre Amadeus et Air France qui prĂ©voit que les agences devront payer une surcharge de quelques euros pour accĂ©der au contenu NDC dâAir France-KLM.
TMC : quel modĂšle pour demain ?
Le dĂ©bat sur le modĂšle Ă©conomique des TMC sâest emballĂ©
avec le développement de la crise sanitaire.
Y a-t-il urgence Ă repenser le modĂšle de pricing des TMC ?
Faut-il exiger plus de transparence des TMC ?
Quelles sont aujourdâhui les solutions et les pistes de rĂ©flexion envisagĂ©es,
Ă l’exemple du forfait ? Leurs avantages et leurs inconvĂ©nients ?
Est-ce lâoccasion de reconsidĂ©rer plus globalement
les relations entre les TMC et les entreprises ?
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Le jeudi 1er octobre
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Que pense Zoom de lâĂ©volution du voyage dâaffaires ?
Que pense Zoom de lâĂ©volution du voyage dâaffaires ?
Câest la trĂšs bonne question posĂ©e par Matthew Parsons, le journaliste de Skift au patron de Zoom, la nouvelle star de la visioconfĂ©rence.
Dans son article, on y apprend dâabord que la sociĂ©tĂ©, passĂ©e de 10 millions dâutilisateurs quotidiens en dĂ©cembre Ă 300 millions en avril (!), nâa pas de travel manager ni de TMC attitrĂ©e malgrĂ© un effectif de 2800 personnes. « Nous limitons les voyages au minimum, en raison de la nature de ce que nous vendons », dĂ©clare ainsi Phil Perry, patron de Zoom pour le Royaume-Uni et lâIrlande. Selon lui, la plupart des voyages dâaffaires peuvent ĂȘtre remplacĂ©s par de la visioconfĂ©rence mais il reconnait toutefois la valeur des rĂ©unions en face-Ă -face. Surtout pour les visites aux clients, « seuls dĂ©placements vĂ©ritablement nĂ©cessaires ». Et de dĂ©tailler les avantages de Zoom : « nous crĂ©ons de lâefficacitĂ© car la vidĂ©o force les gens Ă aller droit au but, et nous permettons la rĂ©duction des Ă©missions de carbone en Ă©vitant des dĂ©placements ». Lâargument est opportun, voire opportuniste, mais câest oublier un peu vite lâimpact carbone de lâĂ©conomie numĂ©rique qui serait, si lâon en croit certains chiffres, supĂ©rieur Ă celui du transport aĂ©rien.
François-Xavier Izenic, rĂ©dacteur associĂ© de lâAFTM
Le Club Affaires de l'IFTM aura-t-il lieu ?
FrĂ©dĂ©ric Lorin, Directeur de la Division Tourisme chez Reed Expositions France – Directeur IFTM Top Resa, prĂ©cise les contours du salon IFTM 2020 qui aura lieu Ă Paris du 17 au 20 novembre 2020 !
DĂ©couvrir l’interview exclusive menĂ©e par François-Xavier Izenic
Entretiens de l'AFTM : FrĂ©dĂ©ric Gossot, Country Manager – Qatar Airways
Un rendez-vous mensuel exclusif en live !
Dâune durĂ©e de 40 minutes, diffusĂ©s sous le format dâun « webinaire live » et ouverts Ă tous, ces entretiens sont dirigĂ©s par François-Xavier Izenic, journaliste et confĂ©rencier.
Cet Ă©change doit permettre de poser toutes les questions des membres de lâassociation et dâapporter des rĂ©ponses concrĂštes aux enjeux de lâindustrie des dĂ©placements professionnels et de la mobilitĂ©.
Le deuxiĂšme partenaire Ă se prĂȘter Ă cet exercice “exigeant” est Qatar Airways.
25 minutes d’entretien,
15 minutes de Q&R avec les auditeurs !
Frédéric Gossot,
Country Manager France,
Belgium, Netherlands & Luxembourg
Qatar Airways
DiplĂŽmĂ© de lâĂcole supĂ©rieure des sciences Ă©conomiques et commerciales, il justifie dâune expĂ©rience de plus de 25 ans dans le secteur du transport aĂ©rien. AprĂšs avoir Ă©voluĂ© pendant 22 ans au sein du groupe Air France-KLM Ă la direction commerciale des rĂ©gions Asie, Afrique et AmĂ©riques, il a rejoint Qatar Airways en 2015. Durant 4 ans il a occupĂ© le poste de directeur pour lâAllemagne, lâAutriche et la Suisse, ce qui lui a permis de dĂ©velopper et consolider ces marchĂ©s grĂące Ă ses compĂ©tences en marketing, e-commerce et stratĂ©gie commerciale.
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Le mercredi 8 juillet
de 11h Ă 11h40

Les webinaires de l'AFTM, demandez le replay !
Nous avons fait le choix enfin de ne pas diffuser le replay Ă lâissue des sessions mais Ă la fin de chaque cycle afin de favoriser la participation en live, dâencourager le dĂ©bat et les questions aux intervenants et ainsi de prĂ©server la spontanĂ©itĂ© de lâexercice.
Aussi, les adhĂ©rents et les partenaires de lâAFTM peuvent consulter sur cette page le replay des webinaires passĂ©s.
Webinar AFTM (10 juin 2020) – MobilitĂ©s urbaines, le “vĂ©lotaf” pour tous ?
Webinar AFTM (20 mai 2020) – HĂŽtellerie dâaffaires : comment gĂ©rer lâaprĂšs-confinement ?
Webinar AFTM (7 mai 2020) – Ferroviaire : comment gĂ©rer les dĂ©placements aprĂšs le confinement ?
Webinar AFTM (27 avril 2020) – AĂ©rien et crise du Covid19 : quid des avoirs, reports et remboursements ?
Un premier cycle de webinaires plébiscité !
Un premier cycle de webinaires plébiscité !
789 inscrits, 654 participants, 83% de taux de participation, 11 intervenants, 247 minutes de live ! Ce sont les rĂ©sultats cumulĂ©s des trois webinaires organisĂ©s par lâAFTM du 27 avril au 20 mai. Ces chiffres tĂ©moignent encore une fois du caractĂšre totalement inĂ©dit de la pĂ©riode que nous vivons actuellement. Nous ne feignons certainement pas dâapprĂ©cier ces bons rĂ©sultats mĂȘme si nous sommes conscients que les circonstances actuelles ont littĂ©ralement fait exploser les statistiques du produit webinaire en gĂ©nĂ©ral.
Lâexercice, qui peut sembler simple en apparence, se doit malgrĂ© tout dâĂȘtre suffisamment prĂ©parĂ© afin de garantir le jour J un « live » de qualitĂ© Ă lâaudience prĂ©alablement enregistrĂ©e. Au-delĂ de la technique qui, dans un format « confĂ©rence » ou « table ronde », sâapparente Ă un mini « plateau TV », le fond doit ĂȘtre animĂ© par un professionnel pour permettre de dĂ©gager une valeur ajoutĂ©e Ă lâĂ©vĂ©nement. Câest le sens de la mission confiĂ©e Ă François-Xavier Izenic, journaliste et confĂ©rencier qui a la charge de modĂ©rer ces webinaires avec le souci dâinformer nos membres, dâengager les intervenants Ă faire preuve de la plus grande transparence et de relayer les questions des auditeurs sans filtre. Câest dâailleurs le sens du message qui est adressĂ© Ă chaque partenaire appelĂ© Ă prendre la parole : « soyez factuel, transparent et concis. Le challenge du « live », pas forcĂ©ment Ă©vident et confortable pour tout le monde, a Ă©tĂ© jusquâĂ prĂ©sent brillamment relevĂ© par les premiers intervenants, quelle que soit la sociĂ©tĂ© invitĂ©e Ă prendre la parole. Nous saluons Ă cette occasion le volontarisme de chacune dâelle dans lâobjectif de partager lâĂ©tat des informations et des mesures disponibles Ă date.Â
Ă lâissue de chaque session, une synthĂšse dĂ©taillĂ©e à « usage professionnel » est proposĂ©e Ă tous sur notre site Internet afin de permettre Ă chacun de vĂ©hiculer les bonnes informations au sein de son entreprise.
| Retrouvez les 3 synthĂšses en cliquant sur les liens ci-dessous | ||
| SynthĂšse de lâaĂ©rien | SynthĂšse du ferroviaire | SynthĂšse de lâhĂŽtellerie |
Lâagenda des prochaines rencontres digitales de lâAFTM est disponible en ligne en cliquant ici. Les adhĂ©rents et les partenaires reçoivent une invitation Ă sâinscrire 15 jours avant le live.
Nous avons fait le choix enfin de ne pas diffuser le replay Ă lâissue des sessions mais Ă la fin de chaque cycle afin de favoriser la participation en live, dâencourager le dĂ©bat et les questions aux intervenants et ainsi de prĂ©server la spontanĂ©itĂ© de lâexercice. Aussi, les adhĂ©rents et les partenaires de lâAFTM peuvent consulter dĂšs Ă prĂ©sent le replay du premier cycle en cliquant ici.
Rendez-vous trĂšs prochainement sur les ondes de lâAFTM !
Webinar aĂ©rien : ce quâil faut en retenir !
Une vraie rĂ©ussite ! Le premier webinar de lâAFTM consacrĂ© aux avoirs et aux remboursements des billets dâavion annulĂ©s pendant la crise du Covid-19 a rĂ©uni plus de 170 participants. Pendant une heure, quatre intervenants ont rĂ©pondu aux questions de lâanimateur François-Xavier Izenic et des participants : ValĂ©rie Sasset (BCD France), SĂ©bastien Guyot (Air France), Jamel Chandoul (Amadeus) et Claude LeliĂšvre (AFTM).
Sans recettes et avec dans les caisses 2 Ă 3 mois de trĂ©sorerie seulement, la plupart des compagnies aĂ©riennes affirment que le remboursement des billets des vols annulĂ©s aurait signifiĂ© leur mise en faillite immĂ©diate. Les estimations Ă©voquent le chiffre de 35 milliards de dollars de billets annulĂ©s dont 10 milliards en Europe et 500 millions dâeuros en France.
En violation du rĂšglement europĂ©en 261/2004 qui leur impose, en cas dâannulation de vols, de proposer en premier choix le remboursement du billet dans un dĂ©lai de 7 jours, la majoritĂ© des compagnies aĂ©riennes ne propose que lâavoir. Câest le cas de prĂšs de 80% des compagnies opĂ©rant sur le marchĂ© français, dont Air France, selon lâUFC-Que Choisir qui les a mis en demeure de respecter leurs obligations.
Pour les entreprises, deux choix possibles :
- accepter les avoirs, dans une logique de compréhension de la situation et de partenariat à long terme (position défendue par Claude LeliÚvre pour les compagnies sous contrat) ;
- exiger le remboursement en adressant directement un courrier Ă la compagnie, sans aucune garantie de rĂ©sultat pour lâinstant.
SĂ©bastien Guyot a toutefois prĂ©cisĂ© quâAir France remboursait intĂ©gralement et automatiquement les billets « fully flex » (sans contraintes), qui reprĂ©sentent la moitiĂ© des billets vendus au marchĂ© corporate.
Concernant les avoirs dâAir France (ou EMD), ils seront :
- valables 12 mois,
- remboursables Ă lâissue de cette pĂ©riode (Air France rĂ©flĂ©chit Ă un mĂ©canisme automatique le plus simple possible espĂšre SĂ©bastien Guyot),
- utilisables sur nâimporte quel axe,
- et, point capital, cessibles. En effet, ces EMD sont nominatifs et envoyĂ©s par mail au voyageur dont le billet a Ă©tĂ© annulĂ©. Si lâentreprise le souhaite, elle pourra donc en faire profiter un autre voyageur.
Mais pour ce faire, encore faut-il disposer dâun reporting prĂ©cis de ces EMD. Seul le GDS est capable de tracer ces EMD. En collaboration avec Amadeus notamment, ValĂ©rie Sasset a prĂ©cisĂ© que BCD Travel serait en mesure sous dix jours dâadresser un reporting rigoureux de ces bons dâachat Ă©lectronique Ă ses clients. Elle a par ailleurs insistĂ© sur le travail considĂ©rable que ces EMD reprĂ©sentaient pour la TMC. Pour en illustrer la charge, Jamel Chandoul a rĂ©vĂ©lĂ© quâil y avait aujourdâhui 2,5 millions dâactes dâaprĂšs-vente quotidiens contre 150 000 en temps normal (annulation, Ă©changeâŠ). Un enseignement de cette crise qui pourrait Ă lâavenir favoriser lâadoption de NDC, capable a priori dâautomatiser ces procĂ©dures. SĂ©bastien Guyot a par ailleurs ajoutĂ© que les PNR des billets annulĂ©s resteraient actifs sans doute jusquâen juin 2021 afin de permettre Ă la TMC dây accĂ©der sans entraves.
En résumé, les EMD imposent aux entreprises 3 recommandations :
- demander à la TMC le reporting exact de ces documents électroniques ;
- les compagnies aĂ©riennes ayant chacune des conditions particuliĂšres, sâen informer prĂ©cisĂ©ment auprĂšs de la TMC ;
- attention, le risque de faillite est rĂ©el pour de nombreuses compagnies et, dans ce cas-lĂ , les EMD ne seront jamais remboursĂ©s, le reporting prĂ©cis permet donc aussi dâĂ©valuer son risque (cela ne vaut pas pour des compagnies telles Air France qui seront, quoiquâil arrive, secourues par lâEtat).
Pour finir, a été évoquée la gestion de ces EMD une fois le trafic rouvert et reparti :
- leur traitement nĂ©cessitera une forme de “triage inverse”, en donnant la prioritĂ© aux EMD dont la date d’expiration est la plus proche.
- leur traitement ne pourra se faire online mais nécessitera une transaction offline. Donc des répercussions sur les coûts et les frais de transaction.
- le stock dâEMD, sâil est suffisant, pourra servir de levier de nĂ©gociation avec la compagnie aĂ©rienne, celle-ci ayant bien sĂ»r intĂ©rĂȘt Ă les voir utilisĂ©s sur ses lignes et non Ă les rembourser.
François-Xavier Izenic
-> version FR : https://amadeus.com/fr/travel-channels-covid-19
-> version EN : https://amadeus.com/en/travel-channels-covid-19
-> concernant les “Airlines” : https://amadeus.com/fr/actualites/blog/covid-19-point-sur-la-situation-concernant-la-division-airlines
Ferroviaire : comment gérer les déplacements aprÚs le confinement ?
Ă la veille de lâimpĂ©rieuse date du 11 mai, comment vont sâorganiser les voyages ferroviaires ? Quel sera le trafic ? Quelles seront les conditions sanitaires requises : masques obligatoires, un siĂšge sur deux⊠?
Au-delĂ de ces questions qui intĂ©ressent tous les voyageurs d’affaires, ce deuxiĂšme webinar (Ă©pisode 1 : l’aĂ©rien bientĂŽt disponible en replay, Ă©pisode 2 : le ferroviaire, Ă©pisode 3 : les pĂ©rimĂštres connexes aux dĂ©placements professionnels) sera Ă©galement l’occasion de s’intĂ©resser aux conditions commerciales et envisager les adaptations nĂ©cessaires des politiques voyages et des stratĂ©gies achats des entreprises.
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Le jeudi 7 mai Ă 10H30



